Chaque pierre ancienne porte en elle une part de ceux qui l’ont taillée, posée, admirée ou
simplement frôlée au fil des générations. Sous la lumière changeante de la Normandie, le
calcaire, le silex et la brique composent depuis des siècles un paysage architectural dont la
beauté tient autant au talent des bâtisseurs qu’à la patience du temps. Préserver cet héritage
exige bien davantage qu’un savoir-faire : iI faut savoir écouter les matériaux avant de les
transformer. Comprendre la pierre, respecter la maçonnerie ancienne et intervenir avec
justesse, c’est tout le sens de notre métier.

À Octeville-sur-Mer, Guillaume Blondel, fondateur d’Artefact de la pierre à l’ouvrage ,
appartient à cette famille d’artisans dont le métier consiste moins à reconstruire qu’à
prolonger l’histoire.
Artisan du patrimoine, tailleur de pierre, et spécialiste des maçonneries
traditionnelles, il met son savoir faire au service de la restauration des édifices anciens et
redonne vie aux façades, aux encadrements, aux sculptures et aux appareillages de silex et
de brique qui font l’identité des demeures normandes.
Le calcaire, le silex, la brique ou les mortiers anciens composent son alphabet. Chaque
chantier commence par une observation minutieuse. Une pierre remplacée doit sembler
avoir toujours appartenu au mur ; un rejointoiement retrouver la teinte exacte que les pluies
et les saisons ont lentement façonnée.
Restaurer n’est jamais effacer le passé, mais
poursuivre le dialogue engagé par les bâtisseurs d’autrefois.

Son savoir-faire s’exprime aussi bien sur les façades de demeures privées que sur des
châteaux, des manoirs ou des édifices patrimoniaux. Sculpture, gravure, taille de pierre,
restauration des parements en silex, réfection des maçonneries de brique ou conservation
des façades anciennes : chaque intervention répond à une même exigence, celle de
préserver l’âme du bâtiment sans jamais y introduire la moindre fausse note.

À l’heure où l’on remplace plus volontiers qu’on ne restaure, Guillaume Blondel rappelle que
le patrimoine ne se conserve pas dans les livres, mais entre les mains des artisans. Lorsque
son travail devient invisible, lorsque personne ne distingue plus la pierre ancienne de celle
qu’il vient de tailler, alors seulement l’ouvrage est accompli.

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