C’est au cœur de la Petite Camargue, là où la route des Saintes Maries de la Mer traverse les étendues d’eau salée et les vignobles des Sables, que Caroline Girol a donné naissance à Maisons 1988, une maison singulière où les meubles d’exception retrouvent une seconde vie et parfois même une seconde histoire.
Il faut voir Caroline travailler pour comprendre ce qui distingue son regard. Là où d’autres aperçoivent un buffet fatigué, un vaisselier dépareillé ou une commode au vernis terni par le temps, elle devine déjà la silhouette future de l’objet : la patine qui apparaîtra après l’aérogommage, la teinte douce qui réveillera le veinage du bois, ou la couleur choisie pour révéler un caractère enfoui depuis des décennies.

Mais l’univers de Maisons 1988 ne s’arrête pas aux pièces déjà présentes dans l’atelier. Caroline propose également un service très recherché : la quête sur mesure. À partir d’un souhait précis, elle part à la recherche du meuble idéal, chinant patiemment à travers brocantes et réseaux spécialisés pour dénicher la pièce rare, avant de la restaurer selon les attentes de son client. Une démarche attentive qui séduit autant les amateurs de belles demeures que les hôtels ou lieux d’exception en quête d’authenticité.
Autre facette de son savoir-faire : la restauration de meubles appartenant déjà à ses clients. Une commode de famille, un buffet ancien ou un meuble chargé de souvenirs peut ainsi retrouver éclat et élégance, tout en conservant son âme et son histoire.

L’esprit de Maisons 1988 évoque les maisons de famille, celles où les objets traversent les générations. Buffets rustiques revisités, pièces d’inspiration campagne chic ou influences bohèmes : chaque création demeure unique. Et parfois, entre deux meubles, apparaissent les délicates assiettes en terre de fer que Caroline collectionne et chine pour les amateurs de belles tables. Décor floral ou envol d’oiseaux : autant de fragments d’un art de vivre à la française.
Car au fond, chez Maisons 1988, il ne s’agit pas seulement de restaurer un meuble. Il s’agit de retrouver l’âme des choses.


