Opsicron : l’alchimiste de la matière et du regard

De son vrai nom Philippe Vandoolaeghe, Opsicron est un artiste français au parcours singulier. Profondément enraciné dans la matière et l’expérience du réel, ce natif de Lille se forme dès les années 80 à la menuiserie et à la sculpture sur bois. Il développe alors rapidement un rapport tactile avec les matériaux, tout en exerçant divers métiers pendant plusieurs décennies, allant du nettoyage à la sécurité. 

Toutes ces expériences ont nourri son regard sur le monde, ses surfaces, ses altérations et ses cicatrices. Cette immersion dans le quotidien a ainsi développé en lui la vision artistique de « suturer » les blessures du réel. Son œuvre évolue progressivement vers une pratique hybride mêlant peinture, sculpture et poésie. Opsicron est même allé jusqu’à créer le Mégarêvisme, ce mouvement qui incarne son univers, entre récupération poétique, exploration de l’inconscient et quête de sens.

Un univers onirique aux frontières du réel

À la croisée de plusieurs influences esthétiques et philosophiques, l’univers d’Opsiron s’inspire à la fois du wabi-sabi et d’un cabinet de curiosités contemporain. Il célèbre la beauté de l’imperfection, de l’usure et du temps qui passe pour plonger le spectateur dans un monde onirique où les objets abandonnés renaissent sous des formes chargées de mystère. 
L’artiste, qui se définit comme un alchimiste de la matière, transforme le banal en exceptionnel pour donner à son travail une dimension surréaliste. À travers ses créations, les formes se déforment, les repères se brouillent et la réalité est subvertie. 

Des œuvres uniques à l’art narratif

Opsicron développe deux grandes familles de créations emblématiques. Les « Vestiges Babioliques » sont des sculptures uniques réalisées à partir de matériaux recyclés : bois, vigne, sédiments naturels ou fragments métalliques. Incarnations d’un « art de rien », ces créations redonnent une valeur esthétique et symbolique à des éléments destinés à disparaître. 

En parallèle, l’artiste peint des œuvres issues de la technique de l’« Exuviation », consistant à concevoir des peaux de peinture sur verre avant de les transposer sur toile pour donner vie à des textures inédites et organiques. Chacune de ces réalisations est pensée comme un récit, un fragment d’univers doté de sa propre mythologie.

Une démarche écologique pour un imaginaire engagé

L’artiste occitanien a fait du « devoir de suture » la valeur fondamentale de son approche, visant à reconnecter l’homme à son environnement. Pleinement engagé dans une logique d’upcycling, il qualifie sa démarche d’« écologie de l’imaginaire». Il réalise toutes ses créations dans son laboratoire, comme il aime l’appeler, garantissant une authenticité et une exigence artistique absolues. 

Aujourd’hui, Opsicron s’adresse principalement à une clientèle de collectionneurs, mais ambitionne à court terme de développer des partenariats avec des architectes d’intérieur et des prescripteurs du design. Son objectif est clair : faire reconnaître le Mégarêvisme comme un mouvement majeur du XXIe siècle. 


vandoolaeghe@hotmail.fr
06 74 53 42 95


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