Myriam Colart : la patience de la lumière

Avec Myriam Colart les œuvres d’Art s’approchent à pas feutrés, comme un souvenir qui…revient de loin

Rien n’est laissé au hasard. Derrière la douceur d’un coquelicot, la sérénité des marais camarguais, le port majestueux du Moulin de Daudet à Fontvieille ou les reflets rougeoyants d’un coucher de soleil sur le canal du Vigueirat à Arles, se cache une discipline héritée de longues années consacrées au trompe-l’oeil.

Une école de l’humilité où l’on apprend que
virtuosité rime avec émotion .

Champs de lavande en Provence 80 x 80 cm

Son secret tient en un mot : le glacis. Une technique presque alchimique. Sur une première
composition réalisée à l’acrylique, l’artiste dépose de fines pellicules d’huile transparentes.
Une couche, puis une autre, parfois des dizaines. La lumière traverse chacune d’elles avant de
revenir vers le regard, enrichie de nuances invisibles au premier coup d’œil.

Ce n’est plus seulement une peinture ; c’est une profondeur qui semble respirer.

Le Pont Du Gard 46 x 38 cm

Ciel Vespéral Menaçant 55 x 38 cm

Open-Bar au Petit Rhône 92 x 65 cm

Rembrandt en avait fait l’une de ses signatures. Caravage savait dompter l’ombre pour révéler
la lumière.

Monet poursuivait les variations infinies d’un même paysage. Myriam Colart ne
cherche à imiter aucun de ces maîtres, mais elle partage avec eux cette conviction que la
peinture ne consiste pas à copier le réel.

Elle consiste à révéler ce que l’œil pressé ne voit plus .
Ses toiles naissent d’une rencontre immersive avec la nature, entre paysages provençaux,
faune locale et détails botaniques. Qu’il s’agisse de capturer les champs d’oliviers aux Baux de-
Provence, l’alignement vibrant d’un champ de lavande, la simplicité d’une cabane de
gardian, un Chevalier Arlequin à l’affût dans les roseaux ou une abeille en plein butinage, elle
ne part jamais à la recherche d’un sujet : c’est le sujet qui finit par l’arrêter .


Un reflet sur l’eau, un hibiscus ou une fleur d’Helianthus illuminés par le soleil, un ciel qui
change en quelques secondes… Elle observe, photographie, esquisse, puis laisse le tableau
poursuivre le travail de la mémoire. C’est pourquoi chacune de ses œuvres demeure unique.
On ne peint jamais deux fois la même lumière .

L’Arlésienne à la cueillette 73 x 54 cm

Le rendez-vous de l’aube 73 x 54 cm

Une lumière et des distinctions (récemment obtenues sous l’impulsion de Monsieur Antolini)
qui ouvrent une porte vers l’avenir.

Cette reconnaissance espère-t-elle est moins pour elle même que pour ce dialogue silencieux qu’elle entretient avec la peinture depuis tant d’années .

En décembre prochain, une vingtaine de ses oeuvres investiront Arles. Un choix presque
symbolique dans cette cité où la photographie règne en maître. Les toiles de Myriam Colart démontrent qu’un pinceau peut totalement arrêter le temps. Retracer l’épaisseur d’une lumière et revivre l’émotion fugitive d’une présence.

Le Moulin De Daudet à Fontvielle en Provence 80 x 80 cm

myriamcolart.fr

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