Les planches de surf décoratives de MALOHA appartiennent à ces objets qui plus qu’une décoration introduisent une saison entière, une lumière, un souvenir que l’on n’a pourtant jamais vécu.
Dans un atelier de Cabriès, entre le bleu cru du ciel provençal et les parfums résineux du bois fraîchement poncé, Laura Mencier peint à la main des planches qui ne verront jamais l’océan, mais qui en portent la mémoire. Une vague stylisée, un soleil imparfait, un cœur, quelques mots déposés comme un talisman ; tout un vocabulaire de la douceur méditerranéenne s’inscrit sur le pin issu de forêts gérées durablement.



L’histoire est née presque par hasard. Ancienne commerçante près d’Aix-en-Provence, la créatrice confectionnait d’abord ces objets pour ses proches, sans imaginer que ces fragments de bois peints deviendraient le cœur d’une entreprise. Très vite, l’évidence s’est imposée : faire de cette émotion une activité, et de cette activité un art de vivre.
Chaque pièce exige une à deux journées de travail. La découpe est confiée à l’ESAT de La Valbarelle, à Marseille ; le reste est affaire de patience, de pigments et de silence. Rien n’est industriel ici. Les couleurs sont appliquées une à une, les détails soulignés avec cette minutie qui caractérise les objets auxquels on souhaite donner une âme.



Ces planches habitent un salon, un pool house, une terrasse et introduisent une sensation singulière : celle d’un été qui ne finirait pas tout à fait. À l’heure où le luxe cherche à retrouver le sens de la matière et de la main, MALOHA rappelle une évidence : l’artisanat c’est une capacité à transformer un morceau de bois en un paysage intérieur.



